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Journée mondiale des réfugiés : le 20 juin, comprendre et agir

Instaurée par l'ONU, la Journée mondiale des réfugiés a lieu chaque 20 juin. Son histoire, ce qui se passe en France et comment y prendre part.

Journée mondiale des réfugiés : le 20 juin, comprendre et agir

Chaque année, le 20 juin, la Journée mondiale des réfugiés invite à porter attention aux millions de personnes contraintes de fuir leur pays en raison de persécutions, de conflits ou de violences. Instaurée par les Nations unies, elle est l’occasion de rappeler les droits des personnes réfugiées, de mieux faire connaître leur situation et de saluer leur courage. En France, et à Bordeaux comme dans de nombreuses villes, elle donne lieu à des initiatives variées portées par des associations, des collectivités et des citoyens.

Une journée instaurée par l’ONU

La Journée mondiale des réfugiés a été créée par l’Assemblée générale des Nations unies, par la résolution 55/76 adoptée le 4 décembre 2000. La date du 20 juin a été retenue pour coïncider avec la Journée du réfugié africain, avec l’accord de l’Organisation de l’unité africaine. La première Journée mondiale des réfugiés a été célébrée le 20 juin 2001, année du cinquantième anniversaire de la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés.

Elle est coordonnée au niveau international par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui publie chaque année des données et des campagnes de sensibilisation. Ses ressources sont disponibles sur unhcr.org.

Qui sont les personnes concernées

Le terme « réfugié » a un sens juridique précis. Selon la Convention de Genève, un réfugié est une personne qui craint avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui se trouve hors de son pays.

En France, plusieurs statuts de protection existent. Ils sont accordés par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ou, en cas de recours, par la Cour nationale du droit d’asile pour l’asile, et par le tribunal administratif pour l’apatridie :

StatutFondement
Statut de réfugiéConvention de Genève et Constitution française (asile constitutionnel)
Protection subsidiairePersonnes exposées à des menaces graves sans relever de la Convention
Statut d’apatridePersonnes qu’aucun État ne reconnaît comme ses ressortissants

Notre article protection internationale : les statuts détaille ces différentes protections. La Journée mondiale concerne plus largement l’ensemble des personnes déplacées de force, y compris les demandeurs d’asile en attente de décision et les déplacés à l’intérieur de leur propre pays.

Ce qui se passe généralement en France

Autour du 20 juin, de nombreuses initiatives sont organisées dans les villes françaises. Leur programme varie chaque année, mais on retrouve souvent :

  • des rencontres et témoignages publics, organisés par des associations d’aide aux exilés ;
  • des projections de films documentaires ou de fiction sur l’exil ;
  • des expositions de photographies ou d’œuvres créées par des personnes réfugiées ;
  • des repas partagés et fêtes de quartier, souvent autour des cuisines du monde ;
  • des concerts et spectacles associant artistes réfugiés et locaux ;
  • des conférences ou tables rondes sur le droit d’asile et l’accueil ;
  • des actions de sensibilisation dans les écoles, les bibliothèques ou les centres sociaux.

Certaines collectivités et institutions culturelles s’associent à la journée, et le HCR mène chaque année une campagne nationale. Pour connaître le programme bordelais d’une année donnée, consultez l’agenda de la ville et des associations à l’approche du mois de juin.

Comment y participer

Il n’est pas nécessaire d’appartenir à une association pour prendre part à la Journée mondiale des réfugiés. Quelques pistes :

  1. Assister à un événement : rencontre, projection, concert. Écouter et échanger est déjà une façon de s’impliquer.
  2. S’informer sur le droit d’asile et la réalité des parcours d’exil, à partir de sources fiables comme le HCR, l’Ofpra ou les grandes associations reconnues.
  3. Relayer l’information auprès de votre entourage, en évitant les contenus non vérifiés.
  4. Proposer une initiative dans votre école, votre entreprise ou votre association : lecture, exposition, débat, en lien avec une structure qui connaît le sujet.
  5. S’engager dans la durée : la journée peut être un point de départ pour un engagement bénévole. Notre article devenir bénévole à Bordeaux explique comment trouver une mission.

Si vous organisez une action, associez-y si possible des personnes concernées, avec leur accord, plutôt que de parler à leur place. Respectez aussi leur choix de ne pas témoigner ou de ne pas être photographiées.

Au-delà du 20 juin

La Journée mondiale des réfugiés est un temps fort, mais les besoins existent toute l’année : apprentissage du français, accompagnement dans les démarches, accès au logement et aux soins. Notre page agir à Bordeaux présente les principales façons de s’impliquer localement, de façon régulière ou ponctuelle.

Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, l’hébergement citoyen est une forme d’engagement plus exigeante, encadrée par des associations spécialisées : notre article accueillir une personne réfugiée chez soi en présente les principes.

En résumé

Créée par l’ONU en 2000 et célébrée chaque 20 juin depuis 2001, la Journée mondiale des réfugiés rappelle que la protection des personnes contraintes de fuir est un engagement international. En France, elle se traduit par une grande variété d’initiatives locales. Y participer, c’est d’abord s’informer et rencontrer ; c’est aussi, pour certains, le début d’un engagement plus durable.

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